le dispositif standard batribox

Cible : établissements scolaires, Centres sociaux et Missions Locales

plein de piles symbolisant la collecte pour le recyclage

Seule 45.3% de la consommation française est récupérée actuellement.

En Partenariat avec SCRELEC

Pour SCRELEC, écoorganisme à but non lucratif

L'objectif est de récupérer un maximum de piles et batteries usagées, au travers des différents programmes Batribox® et de contribuer à leur recyclage

Pour France Bénévolat

Ce dispositif est un moyen opérationnel et concret pour provoquer de l’engagement citoyen, en priorité chez les jeunes.

Au départ, Théo, Louise et Lorène n’avaient pas d’idée bien définie pour le projet demandé par leur école, baptisé Acte d’Entreprendre (voir encadré 1). Toutefois, leur objectif était clair : développer la solidarité. Ils ont d’abord cherché à nouer un partenariat entre un établissement scolaire et une association caritative sans parvenir à trouver une structure intéressée.

 

Electrifier une école népalaise

Deux tutrices les ont aidés à concrétiser leur projet. L’une les a mis en contact avec le collège Thomas-Mann (Paris 13e) ; l’autre, Anne-Marie Thierry, présidente de France Bénévolat Paris, secondée par André Soebel, leur a suggéré de participer à l’opération Piles solidaires initiée par l’éco-entreprise SCRELEC, au  travers son dispositif « Batribox »®. Il s’agissait d’une collecte nationale de piles et de petites batteries usagées qui s’est déroulée entre décembre 2017 et avril 2018 dans plus d’un millier d’écoles et de collèges en France. Cette année, l’argent a servi à soutenir un projet de l’association Electriciens sans frontièresdestiné à électrifier trois écoles et un centre de santé népalais (Pour en savoir plus sur l’opération).

Le collège Thomas Mann dans le 13e arrondissement de Paris

 

La direction du collège et les enseignants ont été tout de suite partants. « On leur doit une bonne partie du succès », constate Théo, l’un des élèves ingénieurs. Les professeurs du club science ont été particulièrement intéressés. Tous les élèves, de la 6eà la 3e, étaient invités à apporter des piles et batteries usagées. Pour les stimuler, Théo, Louise et Lorène ont eu l’idée de faire élire des volontaires au sein de chaque classe et d’organiser une compétition entre les classes. Celle qui récolterait le plus de piles visiterait le musée de minéralogie de l’Ecole des mines.

Dans un premier temps, les trois élèves ingénieurs ont réuni les délégués de classe pour exposer le projet, leur proposer de le présenter aux élèves de leur classe et de faire élire des représentants chargés de porter le projet et d’assurer le contact avec le trio. La collecte a démarré en février 2018. « Nous avons été surpris par l’énergie des collégiens et par leur mobilisation,explique Théo. Ils ont notamment été fascinés par ce village népalais qui n’avait pas d’électricité. Ils posaient beaucoup de questions et nous nous sommes renseignés pour leur donner des informations sur ce village et sur les méthodes d’électrification. »Il manquait quelques boîtes mais les professeurs ont incité leurs élèves à bricoler des boîtes à chaussures. Certains collégiens les ont même décorées !

 

Une classe de 6een tête

En avril a eu lieu la pesée des récoltes : 240 kg, alors que le minimum demandé par Screlec était de 40 kg. Une classe a toutefois été disqualifiée car soupçonnée d’avoir récupéré des piles au supermarché voisin ! La classe gagnante est une classe de 6equi a collecté 31 kg de piles.

Elle a été accueillie à l’Ecole des Mines fin mai pour visiter le musée et participer à un atelier scientifique. « Alors que nous appréhendions un peu cette visite qui aurait pu les laisser de marbre, nous avons été impressionnés par ces jeunes collégiens qui se sont approprié le lieu. Nous avions séparé la classe en deux groupes et organisé une chasse au trésor. »

 

Objectifs atteints

Les deux objectifs du projet ont donc été atteints. « Nous avons sensibilisé les collégiens à la nécessité de recycler les piles, car elles contiennent des métaux polluants ou rares qui peuvent être retraités ou recyclés,conclut Théo. Nous les avons aussi informés sur la provenance de l’énergie et sur les coûts environnementaux liés à sa production. De surcroît, alors que certains s’interrogeaient au début sur l’intérêt de cette collecte, nous avons réussi à leur faire comprendre l’intérêt du bénévolat. Il nous semble que l’aspect solidaire du projet a beaucoup contribué à les motiver. »  

 

 

L’Acte d’entreprendre à l’Ecole des mines Paristech

Dans cette prestigieuse école d’ingénieurs, on appelle « Acte d’entreprendre » un projet que chaque élève doit mener, en équipe, sur une durée d’un ou de deux ans. Lancement d’un satellite, création de logiciel, amorce de création d’entreprise, construction de fours économes pour le Burkina Faso, raid, découverte du musée d’Orsay par une classe de collégiens… les élèves ont carte blanche pour choisir le secteur et la nature de l’action.

Dans leur démarche, ils sont soutenus par un tuteur qui peut être un enseignant, un chercheur de l’Ecole, un professionnel extérieur ou un responsable de France Bénévolat. Depuis 2005, France Bénévolat est en effet partenaire de l’Ecole et suit les projets en lien avec le monde associatif.

 

(encadré 2)

Recycler les piles

En France, plus de 110 millions de piles usagées restent stockées dans les foyers au lieu d’être déposées dans un point de collecte dédié.

Screlec  est un éco-organisme (société privée sans but lucratif qui mène une mission d’intérêt général) agréé par les pouvoirs publics dont la double mission est de prendre en charge les piles et les petites batteries usagées, et de sensibiliser les citoyens à la collecte sélective de ces déchets.

Screlec a lancé « Batribox »®, un programme national de collecte. Des boîtes et des outils de sensibilisation sont mis à la disposition des magasins, des entreprises, des administrations et des établissements scolaires souhaitant mettre en place une collecte de piles et batteries usagées sur leur site. Les piles et batteries usagées sont ensuite triées, traitées et valorisées permettant ainsi la fabrication de nouveaux objets.

Screlec-Batribox organise régulièrement des opérations de collecte et de communication destinées à sensibiliser le grand public comme « 1 pile = 1 don, de l’énergie pour le Téléthon » et « Piles solidaires ».

Mené avec l’ONG Électriciens sans frontières, Piles Solidaires est un projet de collecte proposé aux écoles primaires et collèges dans le but de financer un projet d’accès à l’eau ou à l’énergie dans un pays en voie de développement.

 

 

Juillet 2018

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Biodiversité

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